Samedi 12 décembre
On déjeune face à la mer, il ne faudrait pas que cela devienne une habitude… Cependant on trouve le moyen de se plaindre car le petit-déjeuner n’est pas top. Le rapport qualité prix n’y est pas.
Mais comme dirait maman, on se plaint d’aise.
Albane s’essaie à la conduite à gauche : c’est bien plus drôle quand ce n’est pas moi qui conduit. Elle fait les mêmes erreurs que moi hier, même si elle s’en sort plutôt bien. Aujourd’hui
on traverse l’île en diagonale jusqu’au Nord-Ouest.
Dans Curepipe, on cherche le « trou aux biches », cratère d’un ancien volcan qui offre un point de vue sur la ville. Il n’est indiqué nulle part, on galère (surtout Albane, toujours au
volant) un bon moment avant de le trouver. Effectivement le point de vue est remarquable, en revanche le cratère est ridiculement petit.
On mange à Port-Louis, la capitale, dans laquelle on ne s’attarde pas, car elle n’a pas grand intérêt. On prend quand même le temps de faire quelques boutiques afin de voir si les prix sont
vraiment intéressants, ce qui n’est pas le cas. En revanche les vitrines sont surréalistes avec les maillots de bain à côté du sapin !
On reprend la route, en direction du jardin de pamplemousses, l’un des plus beaux jardins de l’île. En chemin, on est intrigué par les plaques d’immatriculation locale qui ressemble étrangement
aux plaques françaises. Mais ici pas la peine de se méfier des 1565 ZC 08 ou 3775 ZR 02, ce ne sont pas des mauvais conducteurs axonais ou ardennais (que ceux qui se reconnaissent se fasse
connaître…). Le 02 ou le 08 représente simplement la date de mise en circulation du véhicule. Autre détail curieux, les ronds-points sont souvent décorés comme en France, mais ici ils sont
décorés aux couleurs et avec l’emblème de leur sponsor comme « Shell » ou « Good Year »
14h30 On attaque la visite du jardin de pamplemousses. Il s’agit plus d’un grand parc que d’un jardin au sens fleuri du terme. On y découvre quelques espèces intéressante comme le palmier
crocodile (appelé aussi palmier Lacoste) :
les nénuphars géants, le palmier éléphant :
Darwin, il quand même bien fait les choses…
Petite visite du jardin des plantes officinales… Le jardin est très agréable à visiter car très ombragé, on flâne donc le plus longtemps possible dans les allées. Julien, véritable comédien formé
à l’actor studio, nous fait une démonstration de la terreur, prisonnier d’un arbre tentaculaire… Avant de partir étape obligatoire aux toilettes qui comme en Tunisie sont équipées d’une
douchette… Il faudrait y penser pour l’internat.
16h Baignade à la plage de Trou aux Biches. Ne vous demandez plus, les cerfs et les biches ne sont pas une faune indigène, mais ont été importés par les hollandais pour l’élevage. De nombreux
hôtels bordent cette plage, mais une grande partie est encore publique et donc facilement accessible. Elle est bordée de filaos et donc bien ombragée, pour mon plus grand bonheur. Parce que ma
résolution de cette année, c’est : pas plus d’une insolation par an. En plus, je n’ai pas ma brigade de secours de choc comme en Corse… Ni du vogalène ;-)
18h On attaque le retour par « la plus belle route de l’île » par l’intérieur des terres. Mais comme on n’est pas très au point sur l’itinéraire et que les panneaux sont rares, on rate
LE tronçon intéressant. Dommage. De toute façon, pas sûr que ça vaille le détour, le routard a un peu tendance à s’enflammer à notre goût.
19h On erre dans la ville de « Centre de Flack » à la recherche DU resto conseillé par le routard. Il s’agit d’une école de cuisine qui propose des menus élaborés, mais à des prix
compétitifs. Alléchant, non ? On devrait le trouver facilement il est derrière le palais de justice. Pas de chance, personne ne peut nous indiquer le palais de justice ??? La troisième
personne nous l’indique comme étant un bâtiment avec une toiture en travaux, on se remet en quête, dans le noir. On le trouve enfin, depuis le début, on pensait qu’il s’agissait d’une église… Il
ne nous reste plus qu’à trouver le resto… Impossible, c’est à croire qu’il n’existe pas. Des jeunes nous indiquent alors que l’école se trouve dans le bâtiment devant lequel on se trouve, mais
que c’est fermé. Est ce fermé tous les soirs, seulement le week-end, mystère, le guide précisait seulement fermé le lundi. Bref après 30 minutes d’errance, pour un résultat nul, on est
passablement échaudés. On rentre donc dans le premier resto venu, un chinois comme souvent ici.
Le décor est minable, on se croirait à la cafétéria d’un bowling ou d’un centre commercial, mais on a trop faim pour chipoter. On nous distribue les cartes de couleur rouge, les prix nous
paraissent un peu élevés, en inéquation avec la situation et les prestations du resto. La bière à 100 roupies, c’est le prix qu’on a payé dans l’hôtel 4 étoiles avec vue mer, dans tous les autres
bars et restaurants, elle plafonnait à 50 ou 60. On observe les autres clients, mauriciens, ils ont des cartes de couleur jaune, étrange. On commande quand même, car c’est le seul resto ouvert de
la ville. Julien pose le problème : on a dû nous refiler des cartes et des prix spécial touriste ! Ni une, ni deux, j’emprunte leur carte à nos voisins dès qu’ils ont fini de la lire…
Et Julien avait raison, nos prix sont le double du prix classique. Le serveur nous apporte nos plats, aperçoit la carte et veut nous en débarrasser, je lui suggère alors froidement de nous la
laisser jusqu’à la fin du repas. Technique efficace, nous n’aurons rien à demander, l’adition redescend à son prix ordinaire. Nous quittons le restaurant, passablement énervés par ce
comportement, mais ravis d’avoir déjoué l’arnaque.
Il nous reste une bonne heure de route pour rentrer à la maison, Albane pilote pour gagner du temps. On valide le franchissement de dos d’âne à 50km, ça passe, les amortisseurs tiennent le
choc.